À PROPOS

Je vis et travaille à Paris. J’évolue dans le monde du spectacle vivant depuis plus de 25 ans. Ma passion pour l’image débute à 12 ans quand je reçois une caméra super 8 comme cadeau. 
J’essaie alors d’imiter les films que j’ai aimé comme « Nosferatu », « Forbidden Planet », « The Day The Earth Stood Still », … 
La science-fiction, le fantastique et l’anticipation sont des genres qui m’ont toujours captivé. À 14 ans ma mère m’a offert un recueil de nouvelles, « Chroniques Martiennes » de Ray Bradbury. Cet ouvrage à l’atmosphère poétique est souvent présent dans mon processus de création. 
Ayant suivi une formation commerciale, je suis un artiste autodidacte. Ma forte motivation, mes expérimentations, les encouragements et conseils réguliers de ma mère m’ont aidé à développer et à progresser dans ma passion. 

En suivant les traces de mon grand-père, John Elmer, G.I dans les forces américaines débarquées en Normandie, devant ces mastodontes de bétons, je suis saisi par l’envie de mettre en forme des réminiscences de lectures, de films ou de bandes dessinées par la photo. Mais c’est au Cap Ferret, face à un champ de bunkers, que je suis sidéré de constater la progression de la montée des eaux. En effet, les bunkers n’étaient pas dans mes souvenirs d’enfant engloutis par la mer. Je constate l’effrayante réalité de l’érosion des côtes, de la marche inexorable de l’océan vers les zones habitées. 

Cette mise en lumière des bunkers est comme un cri d’alerte sur ce qui adviendra dans quelques années si rien ne change. Les îles Kiribati (Océan Pacifique) ne sont pas les seules menacées. Les côtes françaises, l’Europe et les autres continents sont aussi concernés. Venise est menacée de disparition. 
S’il est primordial de changer notre mode de consommation, de produire différemment, sans polluer systématiquement les ressources naturelles indispensables à notre survie, quand allons-nous nous débarrasser du « Syndrome De L’Autruche » (Georges Marshall) ? 

Les migrations massives de populations conséquentes au réchauffement climatique (inondations, sécheresses…) sont un élément de tensions géopolitiques extrêmement préoccupant et entraineront inexorablement des conflits. 

J’aime prendre mes photos au plus près de l’eau, souvent même les pieds dans l’eau pour me plonger et me laisser envahir dans mon imaginaire artistique. Cette présence physique, tactile, sensuelle me transmet une formidable énergie. L’eau ressource indispensable est omniprésente dans mes clichés. L’eau est source de vie, de création.

Je joue sur les contrastes entre le beau et mauvais temps dans une même composition. La lumière met au premier plan le sujet qui m’intéresse et crée une atmosphère étrange, dramatique et affirme ce que je ressens face à ces scènes. Mes retouches photos très appuyées amplifient l’aspect hyperréaliste et spectaculaire de l’image. C’est ainsi une interprétation que je recherche et pas uniquement un témoignage. 

Tout en me nourrissant d’auteur comme F. Herbert, D. Buzzati, A. Damasio, Kafka pour la littérature, R. Scott, D. Villeneuve, A. Tarkovski pour le cinéma, Frezatto, Enki Bilal pour la bande dessinée, et bien d’autres encore, de la peinture flamande, du surréalisme, par les jeux de lumière, les plans et la vitesse d’obturation, je construis mon univers.